Considérations sur la Grâce et sur la Loi

Par: Peter Youngren
De: November 2008
Trouvé dans: L’Evangile de la grâce
Dix pensées pour une méditation sur ce sujet important

Je crois en la Loi pour le but dans laquelle elle a été donnée : jamais pour sauver, guérir ou nous sanctifier, mais pour nous révéler notre besoin d’un sauveur. La Loi de Moïse eut une période de 1400 années pour nous montrer à tous qu’aucun de nous ne pouvait être justifié par ses oeuvres. Voici ce qu’est la Loi – des oeuvres humaines pour satisfaire un Dieu supposé insatisfait. Toutes les religions sont fondées sur des performances humaines, et malheureusement beaucoup ont réduit la chrétienté à une religion fondée sur les oeuvres. La chrétienté sans l’Evangile de la Grâce de Dieu (Actes 20 :24) n’est pas plus vertueuse que n’importe quelle autre religion. 

La Loi est ce que nous-mêmes pouvons faire, nos performances et nos efforts. Elle traite de l’extérieur, exposant nos capacités. La grâce de Dieu est une faveur non méritée et non gagnée. Cette faveur se fonde sur la performance de Jésus, sur son oeuvre accomplie et achevée sur la croix et sur sa capacité à sauver, guérir et sanctifier ceux qui « viennent à Dieu à travers Lui ». (Hébreux 7:25)

J’ai inclus dix pensées pour une méditation sur ce sujet important. Laisse l’Esprit Saint t’éclairer sur ce que Jésus a fait pour toi.

1. Raisons et motifs

Une religion fondée sur des lois et sur nos oeuvres nous fera faire de bonnes choses, mais pour de mauvaises raisons. Prier, étudier la bible, donner et témoigner sont de bonnes actions, mais elles ne nous profiteront que comme réponses à l’oeuvre achevée de Jésus sur la croix. Paul nous dit que si nous donnions tout notre argent aux pauvres, mais sans amour/charité, cela ne nous servirait à rien (1 Corinthiens 13 :3). Evidemment, nos dons profiteraient aux pauvres qu’ils soient donnés par amour ou non. Mais, notre Père céleste nous aime tellement qu’Il veut que nous en profitions aussi.

Quand nous faisons de bonnes oeuvres pour impressionner Dieu ou d’autres personnes, nous ne recevons aucun profit de ces bonnes actions. Alternativement, une réponse à l’amour que Dieu a pour nous sous forme d’amour envers d’autres personnes, est une bonne oeuvre qui demeure. Les pharisiens, ceux d’il y a 2000 ans et ceux d’aujourd’hui, sont toujours concernés de la manière dont les autres les voient. Pour un pharisien, il s’agit de garder les apparences, spécialement d’impressioner les membres de l’église dont il est membre, etc.
La grâce est de jouir de ce que Jésus a fait pour nous, et de répondre à son amour en marchant dans les bonnes oeuvres préparées à l’avance que le Christ créa pour nous (Ephésiens 2 :10).

2. Cosmétiques religieuses et honnêteté

Parfois quand les femmes mettent leur maquillage, elles disent qu’elles se « font un visage ». Le légalisme (suivre la Loi) est un maquillage religieux – on se fait un bon visage chrétien.Jésus dit à la femme samaritaine « mais l’heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent » (Jean 4 :23).

Quand nous faisont de bonnes actions pour impressionner Dieu et les hommes, elles ne nous servent à rien.

En « esprit » renvoie à la nouvelle alliance, l’alliance de l’Esprit, qui est en constraste avec l’alliance de la lettre (2 Corinthiens 3). La nouvelle alliance donne la vie, alors que l’ancienne apporte la mort. En « vérité » veut dire en réalité.  L’ancienne alliance était faite de formes extérieures, Dieu étant à l’extérieur, alors que la nouvelle alliance s’accupe de l’adoration véritable, Dieu étant à l’intérieur. La grâce nous aide à être véritable/sincère et honnête. Ce ne sont pas nos mérites qui sont facteurs déterminants, mais c’est l’acte parfait du Christ qui compte. Dieu t’aime non pas à cause de ce que tu as fait pour Lui, mais à cause de ce que Jésus fit pour nous sur la croix. Aucun besoin de prétendre ou de se faire un visage. S’il existe un manque en nous, laissons-le monter à la surface afin de permettre à l’amour de Dieu de nous aider.

3. La réponse à nos manques

Le légalisme religieux sous toutes ses formes présente des traits communs. Il y a toujours une autre loi à implémenter, une autre prescription à accomplir, un charactère à améliorer, à ressembler davantage à Dieu, et toujours un autre problème personel à dénoncer et à s’en repentir – en somme, nous ne sommes jamais assez bons.

Que nos péchés soient grands ou petits aux yeux des hommes, nous avons tous besoin de Dieu.

L’Evangile est que Jésus a satisfait pour nous les conditions nécessaires à l’accomplissement de la Loi. Il accomplit tout ce qui fut exigé, et en vivant en nous, Il développe en nous un charactère divin authentique. De bonnes moeurs ne se développent pas en mettant l’accent sur la morale, mais en le mettant sur le Christ qui habite en nous. “Je suis crucifié avec Christ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi; - et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi.” (Galates 2:20)
Quelle place laisses-tu à Jésus en toi? Une petite ou une grande?

4. Que penser des bonnes actions?

Au centre de toute religion fondée sur des lois se trouve la conviction que si on essaie davantage, si on prie plus, si on en fait davantage, nous obligerons Dieu à nous donner plus de pardon, plus de bénédictions, plus de guérison ou de prospérité. Ceci est un enseigment élitiste qui donne la gloire aux êtres humains et non au Christ. Ces pensées sont en contradiction avec celles qui nous disent d’avoir confiance dans ce que Jésus a fait pour nous, comme il est écrit dans la chanson « Sur le Christ, rocher solide, je me tiens, tout autre fondement est du sable mouvant ». Le légalisme nous dit d’être plus juste, d’être meilleur, de travailler plus durement, d’améliorer nos vies, de donner plus, de servir davantage, d’en faire davantage. L’Evangile annonce et reconnait que le Christ mit Sa vie nouvelle en nous. « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus pour les bonnes oeuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles »  (Ephésiens 2 :10). Les bonnes oeuvres ne sont pas le résultat de notre détermination et de nos bonnes intentions, mais le résultat d’une connaissance du pourquoi nous sommes nés à nouveau : nous sommes créés pour les bonnes oeuvres dans le Christ Jésus.

5. Hypocrisie ou sincérité

Dans Mathieu 15, nous lisons l’histoire des pharisiens qui se sentent supérieurs aux disciples de Jésus, parce qu’ils s’engageaient dans le ritual de propreté et pureté qui consistaient à se laver les mains avant de manger – ce que les disiciples de Jésus ne faisaient pas. Les pharisiens utilisaient cet argument pour condamner Jésus et ses disciples, mais Jésus les dévoile comme imposteurs spirituels. Pendant qu’ils utilisaient de l’énergie pour cueillir avec soin un commandement pour accuser Jésus et ses disciples, ils étaient coupables de ne pas tenir eux-mêmes d’autres commandements de plus grande importance. Le légalisme produira toujours de l’arrogance et de la condescendance. Lis toute l’histoire dans Matthieu 15 :1-10. C’est un intéressant duel de mots entre Jésus et quelques uns des plus grands hypocrites spirituels qui ont vécu. La grâce est en contraste avec le légalisme, parce qu’elle produit de la sincérité. Tu vis comme tu es.
« En sorte que si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées : voici, toutes choses sont faites nouvelles » (2Cor. 5 :17). Quand tu jouis de la nouvelle vie en toi, tu n’as pas besoin de trouver les défauts des autres. Tu préfères partager avec eux cette nouvelle vie que tu as reçue.

Quand nous acceptons que Jésus seul est suffisant, nous ressentons le besoin de nous repentir de notre propre justice et de notre confiance en nous-mêmes.

6. Acceptons-nous notre besoin de Jésus ?

Dans Luc 7, nous avons l’histoire d’une pécheresse qui adora Jésus dans la maison d’un phariséen du nom de Simon. Ses péchés à elle étaient visibles et connus de toute la communauté ; elle était sans doute prostituée. Les péchés de Simon n’étaient pas tellement visibles : il était fier, imbus de sa propre justice, arrogant et hypocrite. Quand nous étudions comment Jésus parle des deux, nous remarquons que Jésus ne fait pas de différence entre les péchés. Aux yeux de Dieu, un péché est un péché. Simon avait la mauvaise partie, parce que son appui sur sa propre justice voilait sa perception spirituelle. Il ne voyait pas son propre besoin de Dieu. Mais il voyait les autres comme ayant besoin de Dieu, alors qu’il pensait qu’il se suffisait lui-même.
Quand nous embrassons l’Evangile de la grâce, nous sentiments feront écho avec ceux de l’apôtre Paul : « non que nous soyons capables par nous-mêmes de penser quelque chose comme de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu » (2 Cor 3 :5). Que nos péchés soient grands ou petits aux yeux des hommes, nous avons tous besoin de Dieu.

7. Elitisme spirituel ou égaux dans le besoin

L’élitisme spirituel est un terrible piège dans lequel beaucoup sont tombés à travers l’histoire. Simon le pharisien que Jésus visita, fut un de ceux qui furent pris au piège. L’histoire dans Luc 7 nous montre deux personnes totalement opposées. Elle était une femme connue pour sa conduite de vie immorale; lui avait une réputation d’homme de bonnes moeurs. Simon ne semble jamais s’être posé la question “Combien de péchés dois-tu commettre pour être considéré comme pécheur?” Jésus démontra comment l’infraction d’un commandement de la loi, avait comme résultat l’infraction de toute la loi. L’apôtre Paul le rappela aussi.

Ne laisse pas tomber Dieu – Il ne te laisse pas tomber!

Imagine-toi deux personnes qui sont obligées de sauter dans le Grand Canyon pour sauver leur vie. L’une d’elles a une médaille olympique en or au saut en longueur, l’autre est un homme d’affaires un peu âgé, plus très mince et qui n’a jamais fait d’exercice pendant sa vie. Sans aucun doute le médaillé olympique fera un meilleur saut que l’homme d’affaires, mais à la fin tous les deux rencontreront la même destinée – le fond du Grand Canyon. Ceci est le but des Ecritures qui nous disent que nous avons tous péchés et sommes loin de la gloire de Dieu. Mais le don de la vie éternelle est donné par grâce à celui qui croit (Romains 6 :23).  Personne n’a quelque chose de plus par rapport à un autre ; face à la croix de Jésus, nous sommes tous égaux dans le besoin.

8. Cette grâce est-elle scandaleuse?

La grâce n’est pas logique. En fait, aux yeux de beaucoup elle est scandaleuse. Pourquoi est-ce que Dieu aurait-Il mis sa colère pour nos péchés sur Jésus? Pourquoi est-ce que Jésus aurait voulu payer une dette qui n’était pas la sienne?
Pourquoi est-ce que la charge de cette dette aurait déjà été prise en charge avant ma naissance et la tienne?  Et comble de tout, pourquoi est-ce que Dieu nous offre son pardon comme cadeau gratuit? Après tout, on pourrait tirer des avantages de l’amour inconditionné de Dieu? Le fait qu’Il nous offre un salut, sans aucune condition, n’est-ce pas scandaleux? Comment Dieu peut-Il suggérer de pardonner 70 fois sept fois par jour?

Oui, l’amour de Dieu est une pierre d’achoppement scandaleuse pour l’esprit phariséen et une folie pour les philosophes théologues, mais pour nous qui croyons, c’est la puissance de Dieu et Sa sagesse. C’est Sa grâce qui nous aide à régner dans la vie et à vaincre les tentations et les pièges. C’est elle qui nous aide à vivre une vie dévouée/dédiée et sainte pour Jésus (Romains 5:17, Corinthiens 1:18-25, Tite 2:11-12)

9. A qui l’honneur ?

Souvent les personnes ne veulent pas recevoir les bonnes nouvelles de la grâce de Jésus, du moins pas au début. Les êtres humains ne célèbrent généralement pas la grâce de Dieu. Si nous ne méritons pas la faveur de Dieu donnée par Jésus Christ, nous ne pouvons pas non plus en être récompensés. Notre salut et toutes les bénédictions qui en suivent sont le résultat du travail achevé sur la croix par le Christ, et non pas le résultat de nos propres oeuvres ; aucune gloire pour nous, toute gloire à Jésus.
L’Evangile de la grâce est en grand contraste avec les autres religions qui se fondent sur ce que nous pouvons faire. La grâce est sur ce que Jésus a fait. Quand nous acceptons que Jésus seul est suffisant, nous nous repentissons de notre propre justification et de notre confiance en nous-mêmes. A ce moment-là, il se passe quelque chose de magnifique – notre vie change pour le meilleur à cause de Sa grâce qui habite en nous. C’est ce qui est à la base de la grandeur de l’apôtre Paul. Il écrit : « Mais par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis ; et sa grâce envers moi n’a pas été vaine, mais j’ai travaillé beaucoup plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi »(1 Corinthiens 15 :10)

10. L’amour et la grâce de Dieu ne périssent jamais !

Ne laisse pas tomber Dieu – Il ne te laisse pas tomber! Une étude des séjours d’Israël dans le désert est parfois décourageante, pourtant ces histoires contiennent beaucoup d’éléments encourageants. La partie décourageante en est que les Israëlites auraient pu arriver dans la terre promise beaucoup plus vite, sans doute en l’espace de trois-quatre semaines, mais au lieu de cela, ils marchèrent dans le désert pendant quarante ans. Mais toutes ces années de résultats décevants sont contreparées par le fait que Dieu jamais ne les laissa tomber. As-tu envie parfois de tout laisser tomber ? Dieu ? Les autres ? Toi-même ? Souviens-toi de l’amour de Dieu et de son engagement envers toi. Ceux-ci ne changent pas. Jérémie écrit : « L’Eternel m’est apparu de loin : Je t’ai aimée d’un amour éternel ; c’est pourquoi je t’attire avec bonté. » (Jerémie 31 :3). Cet amour éternel et cette bonté sont totalement révélés en Jésus Christ, et sont disponibles pour nous, non pas à cause de nos mérites, mais à cause de Jésus. Ceci est une raison de ne jamais abandonner – les mérites de Jésus ont été mis sur notre compte. Le légalisme perd toujours à la fin ; c’est la grâce qui gagne.

 

Par: Peter Youngren

As founder of World Impact Ministries, Celebration Bible College, Way of Peace and the Celebration Churches in Toronto, Hamilton and Niagara, Canada, Peter is committed to equipping believers to fulfill their purpose before the return of Jesus Christ.

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