Il y a un énorme fossé entre croire mentalement et croire en Dieu. Croire mentalement est naturel. Cela vient en répétant dans nos têtes que quelque chose est ainsi. La vraie foi est surnaturelle. Elle déplace les montagnes et ne peut être trouvée qu’en Jésus.
Les quatres évangiles nous donnent beaucoup d’exemples qui mettent en contraste la croyance mentale et la foi divine. Matthieu chapitre 17 commence avec Jésus et trois de ses disciples sur la montagne de la transfiguration. Quand ils descendent de la montagne, Jésus est rapidemment confronté à la douleur humaine et à la souffrance. Nous lisons, « Et quand ils furent venus auprès de la foule, un homme s’approcha de lui, se jetant à genoux devant lui, et disant : Seigneur, aie pitié de mon fils, car il est lunatique et souffre cruellement, car souvent il tombe dans le feu, et souvent dans l’eau ; et je l’ai apporté à tes disicples, et ils n’ont pu le guérir. » (Matthieu 17 :14-16)
Voyez-vous le désespoir ? Il est clair que les disciples de Jésus croyaient en la guérison, sinon ils n’auraient pas essayé de guérir le garçon. Le père devait sans aucun doute aussi croire dans le pouvoir miraculeux de Jésus, parce qu’il dit plus tard, « Seigneur, je crois ; viens en aide à mon incrédulité ! » (Marc 9 :24)
Nous ne connaissons pas tous les détails, mais nous pouvons imaginer les disciples se tenant autour du garçon pendant qu’il roule sur la terre en bavant. Peut-être qu’ils réfutèrent le diable ou commandèrent aux démons de quitter le garçon et rien ne se passa. Sans doute essayèrent-ils plusieurs fois en priant, intercédant et suppliant Dieu. Peut-être encouragèrent-ils le père à croire plus ardemment, mettant sur lui ou sur le garçon le labeur de la foi. Est-ce que les disciples essayèrent de discerner la cause de la maladie du garçon ? Peut-être ils essayèrent de rechercher ce qui fut la porte d’entrée qui permit aux démons d’opprimer le garçon et sa famille. Nous ne savons pas exactement comment ils essayèrent de guérir le garçon, mais nous savons qu’ils essayèrent. Pourtant, après toutes les prières, les réfutations du diable et les supplications vers Dieu, le résultat était piètre. Le garçon était tout aussi malade qu’auparavant, sinon plus. Certains peuvent en conclure maintenant que ce n’était pas la volonté de Dieu de le guérir. Nous savons que cela n’en est pas le cas parce que quand Jésus arriva, Il dit , « Amenez-le-moi ici » (Matthieu 17 :17). Après une courte conversation avec le père, Jésus guérit le garçon. L’acte de Jésus prouve que c’était la volonté de Dieu de guérir le garçon.
Plus tard, les disciples s’étonnent de ce qu’ils ont vu et pourquoi ils ne sont pas arrivés à guérir le garçon. Jésus explique, « A cause de votre incrédulité ; car, en vérité, je vous dis : si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; et rien ne vous serait impossible. » (Matthieu 17 :20)
Voyez-vous la différence et distinction entre une croyance mentale et une foi qui déplace les montagnes ? Les disicples avaient cru mentalement. Il n’y a pas de doute ! Ils croyaient en la guérison, sinon ils n’auraient pas essayé de guérir le garçon. Jésus montre que s’ils avaient eu une vraie foi au lieu d’une croyance mentale, ils auraient seulement eu besoin d’une foi de la grandeur d’une graine de moutarde, et le miracle se serait accompli.
Une croyance mentale valant plusieurs millions de dollars et rien n’arrivera, mais un penny de foi – de la foi divine – et rien n’est impossible.
Ce que nous appelons « foi » n’est souvent rien d’autre que croyance mentale. On peut entendre des personnes répéter « Je suis guérie, je suis guérie, je suis guérie » ou bien « Je l’ai, je l’ai, je l’ai » ou encore « C’est pour moi, c’est pour moi, c’est pour moi ». C’est comme si nous pensons qu’en répétant quelque chose asssez de fois, nous nous convaincrons nous-mêmes de ce que nous croyons, et alors cela arrivera.
La foi que Jésus donne, la foi selon Dieu, est vivante, vibrante et puissante. Ne réduisez jamais la foi à « cinq démarches, dix clés, sept idées ou dix secrets ». La foi ne peut jamais être réduite à un principe ou à une « démarche ». La foi est beaucoup plus que d’affirmer une doctrine : c’est l’énergie de Jésus répandue en nous. La foi n’est pas un état d’esprit ; c’est une grâce divine.
Une croyance mentale de la grandeur d’une charge de camion produite par des efforts et des combats humains ne peut rien accomplir, alors qu’une cueillère à thé de foi en Jésus déplacera des montagnes à chaque fois. La bonne nouvelle est que Jésus rend cette foi disponible pour nous. Vous avez seulemnt besoin de venir à Lui, de L’appeler, et de vous en approcher. « Mais à tous ceux qui L’ ont reçu, Il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en Son nom. » (Jean 1 :12). Le verset est enveloppé de Lui, Il et Son. Il fait le travail et nous en recevons les bénéfices.
Je ne peux pas me vanter d’un seul de mes bons côtés, encore moins de ma foi. Mais je viens simplement devant Dieu et demande sa miséricorde.
Dans les croisades de Billy Graham au moment de l’invitation à donner sa vie à Jésus, la chorale chante « Simplement comme je suis sans excuse, mais parce que Son sang fut versé pour moi ». J’aime ces paroles « sans excuse ». Cela veut dire que je n’ai pas besoin d’argumenter pour moi. Je ne peux pas me vanter d’un seul de mes bons côtés, encore moins de ma foi. Mais je viens simplement devant Dieu et demande sa miséricorde.
Souvenez-vous de l’heure de la prière dans le temple à Jérusalem avec le publicain au fond qui implore miséricorde, et le pharisien devant le sanctuaire remerciant Dieu qu’il n’était pas comme « les autres pécheurs ». Quels souliers aimeriez-vous avoir à vos pieds : ceux du pécheur publicain ou du pharisien vaniteux ? Il n’y a aucune bénédiction à venir devant Dieu avec quelque chose de nous-mêmes, mais la miséricorde et la grâce coulent librement sur ceux qui viennent sans excuse. Tous nos essais mentaux de foi ne servent à rien. Quand nous venons à Jesus sans rien de nous-mêmes, les vannes (écluses) de sa miséricorde et de son amour s’ouvrent sur nous.
Une autre fois, quand Jésus et les disicples étaient dans un bateau, une grande tempête les menaçait de sombrer. Les disicples étaietn sur le pont suppliant Dieu de les sauver, commandant aux vents de se calmer, mais rien ne se passa. Il n’y a pas de doute qu’ils croyaient que Dieu pouvait calmer la tempête, mais ils le croyaient mentalement. Jésus dit simplement « Fais silence, tais-toi », et il se fit un grand calme (Marc 4 :39). Ceci est la différence fondamentale entre une croyance mentale et la foi qui vient de Jésus. La croyance mentale est notre effort pour croire et voir quelque chose arriver. La foi de Jésus vient avec une grande paix.
Quelqu’un peut demander, « N’est-il pas important de confesser notre foi ? » Si, la foi affirme et confesse la parole de Dieu. La confession positive de la parole de Dieu vient de notre foi, mais la foi ne vient pas de notre confession positive, parce que la foi vient de Jésus. C’est pourquoi les écritures disent « Je crois, c’est pourquoi je parle ». Elles ne disent pas « je parle et c’est pourquoi je crois. ». Vous pouvez demander « la foi n’agit-elle pas ? » Si, l’action vient de la foi, mais non la foi de l’action – parce que la foi ne vient que par Jésus.
Lors d’un serment tenu dans un parc à Plovdiv en Bulgarie, une mère apporta son fils de quatre ans, paralizé depuis la naissance. La mère avait entendu les miracles de Jésus dans nos réunions à Sofia la capitale de Bulgarie. Elle était submergée par ce qu’elle avait entendu, et maintenant elle était certaine que son fils allait pouvoir marcher. Pour cette occasion elle avait acheté des jeans, une veste en jeans et de nouvelles chaussures. Le garçon n’avait jamais eu de chaussures. Il n’en avait pas besoin comme il ne pouvait pas se tenir debout ou marcher. Mais la mère de Vasco était certaine que maintenant il en aurait besoin parce que Jésus allait le guérir. Comme je prêchais ce soir-là un enfant rayonnant de cinq ans environ et sa mère pleurant vinrent à la plateforme. Vasco courut dans tous les sens pour montrer aux gens le miracle qui lui était arrivé. Les gens étaient comblés de joie. Ceci est la foi de Jésus en action. Il donna à la mère de Vasco une foi qui déplace les montagnes.
La foi n’est pas une méthode – la foi est une personne.
Maintenant je pourrais aussi raconter l’histoire d’une personne qui était paralizée, avait acheté des chaussures, participa à une réunion publique où je prêchais, et rien ne se passa. Pour la première personne, la foi était une réalité vibrante, pour l’autre ce n’était qu’une technique de foi. La foi n’est pas une méthode – la foi est une personne.
Lors d’un de nos festivals de l’Evangile en Inde, un homme paralizé à partir de sa taille était couché sur le sol et écoutait quand je parlais de Jésus. Il s’appuyait sur ses bras pour se soulever et pour arriver jusqu’au bord de la plateforme pour voir ce qui s’y passait. Quand je dis qu’au nom de Jésus que ceux qui sont paralizés se lèvent et marchent, il essaya de se lever, mais tomba. Il le fit plusieurs fois avec le même résultat. Je n’aurais jamais connu tous ces détails si un ami de moi, le pasteur Frederick Mwassa de la côte est du Kenya, n’avait été présent et ne me les avait racontés. Il se tenait là et regardait les efforts déséspérés de ce pauvre homme pour se lever et marcher. Il me dit après la réunion, « Peter, je me suis approché de l’homme paralizé et je lui ai demandé si je pouvais l’aider. L’homme répondit, Non, je crois en la parole de Dieu qui a été prêchée. Je crois plus en elle qu’en ma condition de paralizé. Je veux marcher de moi-même. » A nouveau il essaya, et cette fois la vie entra dans ses membres malades. Il sauta sur ses pieds et arriva en courant sur la plateforme. Tous les gens qui le voyaient pleurèrent et se réjouirent du miracle dont ils avaient été témoins. L’Esprit Saint avait révélé Jésus à cet homme. Jésus lui donna la foi et personne ne put l’en détourner.
Je pourrais raconter cette histoire avec une autre personne étant aussi paralizée et faisant exactement la même chose, et sans que rien n’arrive. Il est vrai que la foi répond en agissant, que la foi sans oeuvre est morte. Mais la foi ne vient pas en imitant l’action d’une autre personne – la foi vient de Jésus. N’essaie pas de copier ou d’imiter ce que quelqu’un d’autre a fait, au contraire rapproche-toi davantage de Jésus. Demande à l’Esprit Saint de te révéler Jésus davantage chaque jour. La foi de Jésus, son assurance et sa paix viendront alors dans ton coeur. C’est la raison pour laquelle chaque témoignage de miracle est unique, tout aussi bien les témoignages de la bible que ceux de nos jours. Au moment où une personne rentre en relation avec Jésus, elle agira à partir de sa foi en Lui.
Le plus nous regardons nos propres efforts, le pire cela devient. Le plus nous mettons notre regard sur Jésus, le plus facile cela devient.
Jésus est la clé de tout. Notre miracle est en lui. Le plus nous regardons nos propres efforts, le pire cela devient. Le plus nous mettons notre regard sur Jésus, le plus facile cela devient. De plus en plus, je me concentre à glorifier Jésus. L’apôtre Paul écrit, « O Galates insensés, qui vous a ensorcelés, vous devant les yeux de qui Jésus Christ a été dépeint, crucifié au milieu de vous ? » (Galates 3 :1) La foi, les miracles, les guérisons ne sont pas produits de méthodes ou de techniques de foi. Ces bénédictions viennent quand les gens voient Jésus entièrement peint/portraité. Ceci était le style de prédication de Paul : de peindre de manière intense la magnificence de Jésus.
La croyance mentale vient de notre intérieur. Nous essayons d’arriver à un niveau de concentration de l’âme où l’on pense que l’on croit quelque chose. Ceci est tout le contraire de la foi de Dieu. Lisez à nouveau les versets suivants : « Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient aps de vous, c’est le don de Dieu, non pas sur le principe des oeuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Ephésiens 2 :8-9)
Cela veut dire :
1. la foi nest pas de nous-mêmes
2. la foi est un don de Dieu
3. La foi ne vient pas des oeuvres
4. Si la foi venait de nos oeuvres ou de nous-mêmes, nous pourrions nous vanter d’elle, mais comme elle ne le fait pas, toute la gloire en revient à Jésus.
Nous nourrissons et accroissons cette foi donnée par Dieu en gardant le regard continuellement fixé sur Jésus.
Le verset suivant met en lumière comment la vraie foi arrive : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus pour les bonnes oeuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles. » (Ephésiens 2 :10). Tout ce que nous avons, nous l’avons parce que nous sommes de nouvelles créatures dans le Christ. Nous sommes des croyants parce que Jésus, l’auteur et l’accomplisseur de la foi, est en nous. Nous nourrissons et accroissons cette foi donnée par Dieu en gardant le regard continuellement fixé sur Jésus.
Est-ce que vous travaillez pour un cadeau ? Apparemment non ! Un cadeau doit être donné librement sinon ce n’est plus un cadeau. La foi est un don de Dieu.
Parfois j’entends des personnes dire, « J’ai étudié sérieusement et prié et ma foi a grandi. Je crois que je peux faire de grandes choses pour Dieu maintenant. » Ce genre de paroles est une indication que la foi n’est pas en oeuvre, parce que nous ne pouvons pas travailler pour la foi et l’on ne peut alors pas s’en vanter.
Maintenant, comprends moi bien. Je pratique la lecture de la Bible, la prière et la discipline spirituelle de tout mon coeur. Mais nous pouvons lire et prier assidûment et ne pas avoir la foi qui déplace les montagnes. Seulement Jésus peut nous donner cette foi. Quand sa présence paisible nous touche, un autre monde s’ouvre à nous. Ce n’est plus vous qui essayez d’avoir la foi. Au contraire, Sa foi, la foi de Jésus, s’écoule en vous. Il est LA SOURCE TOTALE DE NOS MIRACLES.
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