La grâce pour tous

Par: Peter Youngren
De: March 2010
Trouvé dans: L’Evangile de la grâce
Toutes les religions cherchent à satisfaire une divinité. Est-ce la même chose avec le christianisme? Devons-nous satisfaire Dieu pour recevoir sa faveur? Regardons les différences qui existent entre les religions et l’Evangile.

Toute la terre languit après la grâce, souvent sans même le savoir. Une image habituelle de Dieu ou des divinités est celle d’une divinité toute puissante, impossible à s’approcher, indifférente aux souffrances humaines et constamment en besoin d’apaisement. Ces dieux habitent dans une sphère différente, séparés des êtres humains, occupés d’eux-mêmes et peu intéressés des affaires humaines, à moins qu’ils ne peuvent en tirer profit.

Satisfaire Dieu

En plus de satisfaire ceux qui sont autour d’eux, beaucoup se sentent aussi obligés de satisfaire le tout-puissant. L’idée d’une divinité insatisfaite est inhérente à la religion. En fait, sans cette idée il est difficile de voir comment les religions telles que nous les connaissons peuvent survivre. L’histoire de l’Evangile est un fort contraste face à ces dieux que l’imagination humaine a créés. Le Dieu de grâce est un Dieu qui donne, non pas un Dieu qui prend. Il ne se concentre pas sur lui-même. La simple idée d’un Dieu intouchable est anathème à l’Evangile. Dieu, qui aima tellement le monde qu’Il donna son propre Fils, est décidé à nous bénir d’une vie abondante. Il ne veut pas de séparation entre le mortel et le divin.

Face à l’Evangile, pourquoi tellement de personnes sont-elles encore toujours occupées à satisfaire un Dieu qui serait mécontent ?

La réponse est toujours à trouver dans quelque défaut ou manque humain, des domaines où nous ne sommes pas à la hauteur de nos propres attentes. Le dévot musulman se sent coupable quand, au milieu du Ramadan, il sent la faim le saisir et il mange avant le coucher du soleil. Allah est mécontent.

Le boudhiste se sent coupable de ne pas méditer ou de ne pas être prêt quand les moines viennent chercher leur quête hebdomadaire. L’hindou se fait du souci quand les adorations et les prières sont négligées. Attire-t-il les colères des dieux  sur lui?

Le chrétien est hanté par ses échecs, se demandant si Dieu ne répond pas à sa prière à cause d’un péché secret. Il se repend sans fin, et reҫoit même une prière d’un pasteur renommé. Mais la tentation est toujours présente.  Sûrement, Dieu est mécontent.

Il existe de nombreux moyens de se soulager. Faire comme si rien n’était est OK. Si d’autres pensent que nous sommes bons, cela aide. Mais s’ils pensent que nous ne le sommes, nosu nous sentons coupables. Il vaut donc mieux faire bonne mine, et parler le jargon chrétien – louez soit Dieu, Alleluja, et tout est OK. Une autre manière de se soulager est de se perdre dans les activités religieuses ou encore de chercher un remède – confesse tes péchés et repends-toi quotidiennement et même plusieurs fois par jour. Cherche dans ton coeur continuellement les trangressions cachées, essaie de les déraciner et promets de ne plus jamais y toucher.

Tout ce que j’ai décrit jusqu’à maintenant peuvent se mettre sous un titre – La LOI

Trente six des livres de l’ancient testament sont écrits pendant la période de la loi. Les seules livres qui ne le sont pas sont le livre de Job, la Genèse et la moité du livre de l’Exode. Pourquoi la bible donne-t-elle tellement d’attention à la loi et au légalisme ? Est-ce parce que tout le monde a une tendance à faire confiance dans ses propres efforts et dans une religion basée sur la loi plutôt que sur la grâce ? Le légalisme n’est pas unique pour les Juifs ; c’est l’essence même de toutes religions.

Le mode d’affaires des religions

En fait, le mode d’affaires des religions repose sur deux idées : une divinité insatisfaite et une conscience coupable.

En fait, le mode d’affaires des religions repose sur deux idées : une divinité insatisfaite et une conscience coupable. Tout rabbi, pasteur, mullah, prêtre ou moine doivent savoir comment renforcer l’idée d’une divinité insatisfaite et attiser les angoisses d’une conscience coupable. C’est de cette manière que les personnes restent accrochées à la religion. Evidemment, Jésus brisa ce modèle d’affaires en mille morceaux. Par un seul sacrifice, une fois pour toutes, il abolit le mécontentement de Dieu, en prenant sur Lui tous les péchés.

Religion veut dire littéralement « attacher » et les religions vous attachent dans un système de faux semblants, de prétentions et de condamnation envers vous-mêmes et envers les autres. Pour ceux qui sont faibles dans leurs émotions, ce système les conduit dans une vie de culpabilité continuelle dans laquelle ils ne sont jamais assez bon. Les pensées qui les toumentent sont : « Si seulement je pouvais… », « Je devrais. :. », « Je dois essayer davantage et plus durement… ». Les autres qui sont plus fort émotionnellement, bien qu’ils connaissent leurs propres inconsistences et échecs, se perҫoivent comme plus forts et meilleurs que les autres. La logique en est la suivante: « Je ne suis pas comme je devrais, mais merci Dieu, je ne suis pas comme… » ou « Personne n’essaie aussi durement que moi ; personne n’est aussi engagée que moi. »

Tôt ou tard, la religion mène au blâme de Dieu

Tôt ou tard, la religion mène au blâme de Dieu : « Je ne comprends tout simplement pas pourquoi Dieu ne répond pas à mes prières. J’ai fait tout ce que je sais que je dois faire : me repentir, jeûner, participer à la messe. Je ne comprends pas. »

Le but de la loi est de nous donner envie de quelque chose de meilleur. Ce n’est que quand nous venons au bout de nos capacités, que nous sommes épuisés, frustrés et déchirés par nos iniquités, que nous sommes en mesure de recevoir la grâce.

Voici une invitation pour tout le monde : Tous ceux qui sont épuisés – hindous, musulmans, boudhistes et chrétiens de toutes sortes – il existe un chemin meilleur. Dieu le Créateur vous a donné une faveur non méritée, non gagnée. Cela est vrai – vous recevez quelque chose de Dieu gratuitement. Pourquoi ? Parce que Jésus en a déjà payé le prix. Aucun autre paiement n’est requis.

Qui donne à qui?

Le salut ne revient pas à donner sa vie au Christ

Ceux qui reҫoivent le don de grâce remarquent un changement dramatique dans leur vie que nous appelons le salut. Le salut n’est pas le fait de donner notre vie au Christ. Non, c’est beaucoup plus grand - C’est le Christ qui donne Sa vie pour nous . Il est étonnant de voir comment nous rendons légaliste même le salut : « J’ai prié la prière des pécheurs », « J’ai donné ma vie au Christ », etc. Dieu ne veut pas votre vie, que pourrai-t-Il en faire ? Non, le miracle est que la vie du Christ vient en vous, et maintenant Il vit en vous. Votre sainteté, votre justice, et la vie nouvelle sont entièrement dépendentes du Christ qui vit en vous. Lisons :

« Or vous êtes de Lui dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption » (1 Corinthiens 1 :30)

Votre sainteté, votre justice, et la vie nouvelle sont entièrement dépendentes du Christ qui vit en vous.

« Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Chrsit en Dieu » (Colossiens 3 :3)

« Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; et ce que je vis maintemant dans la chair, je le vis dans la foi au fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Galates 2 :20)

Christ en vous

Christ est maintenant notre vie. Oui, nous sommes encore dans la chair, mais cachés en Lui, favorisés par Lui, et revigorés par Sa foi en nous.

Comment cela est-il arrivé ?

Par grâce

non mérité Pour le dire simplement, vous ne méritez pas la bonté de Dieu, et ne pourrez jamais la mériter. La seule faҫon de la recevoir est de la recevoir comme un cadeau de Dieu.

Il n’y a rien en nous de méritant qui oblige Dieu à nous bénir. Ce qui semble être des mérites pour nous – notre travail, nos bonnes intentions, notre dédication – ne sont pas des mérites du tout.

Non gagné/non payé Vous l’avez déjà entendu « Rien n’est gratuit ». Il y a de la vérité dans cette phrase, sauf quand on n’en arrive à Dieu. Avec Dieu, tout est gratuit, parce que le sacrifice complet de Jésus a déjà tout payé.

Voilà les mots de la réconciliation. Quand vous les croyez, vous ne pouvez plus être le même. Regardez comment ils changèrent Paul :
« Mais je ne fais aucun cas de ma vie, ni ne la tiens pour précieuse à moi-même, pourvu que j’achève ma course, et le service que j’ai reҫu du seigneur Jésus,
pour rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu » (Actes 20 :24)

 

 

 

Par: Peter Youngren

As founder of World Impact Ministries, Celebration Bible College, Way of Peace and the Celebration Churches in Toronto, Hamilton and Niagara, Canada, Peter is committed to equipping believers to fulfill their purpose before the return of Jesus Christ.

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