Le Péché : Tel qu’il est perҫ par Jésus ou par les pharisiens ?

Par: Peter Youngren
De: July - August 2011
Trouvé dans: Christ en vous

Deuxième partie de la série sur l’évangile de Luc, chapitre 15 Qu’est-ce que le péché? Est-ce ne pas tenir la loi de Moïse ? Que dit Jésus sur ce qu’est le péché?

Le mot ‘pécher’ veut dire « rater, manquer, ne pas y arriver (miss the mark = manquer le but) ». Cette définition est plutôt vague et pose une autre question : Quelle est le but?

La “bonne police”
Pour les pharisiens, le but était la loi de Moïse, et toutes les autres règles qu’ils avaient ajoutées. Pour eux, le péché était de transgresser la loi. Les pharisiens se percevaient comme les représentants de Dieu et ayant deux tâches de travail: informer la société des commandements de Dieu et imposer l’obéissance à la loi et à son jugement à tous ceux qui étaient perҫus comme transgresseurs de la loi.  Les pharisiens étaient « une bonne police » qui condamnait les pécheurs et était en colère contre les collecteurs d’impôts. Le frère qui resta à la maison dans le chapitre 15 est une image des pharisiens. Il décrit les règles que son jeune frère a transgressé alors que son père jamais ne le mentionne.

Une relation brisée
Jésus regarde le péché d’une tout autre manière. Pour Lui, le péché n’est pas la transgression d’une loi, mais une rupture de relation – le refus d’entrer dans la communion d’amour pour laquelle nous avons été créés.  Quand le fils prodigue exigea la part de son héritage, cela revenait à dire qu’il espérait la mort de son père. Dans la culture du Moyen Orient, cela était un scandale incomparable. Et pour en mettre encore davantage à cette insulte et injure, il dépensa tout son héritage dans un pays lointain, démontrant ainsi devant tout le village qu’il ne voulait plus rien avoir à faire avec son père. Il créa sa propre vie aussi loin que possible de sa maison d’origine. Quel était le péché du fils? Une rupture de relation, une relation brisée.

Cette relation brisée est le miroir du péché d’Adam, le péché originel. Adam voulait trouver son chemin de lui-même au lieu de faire confiance en Dieu qui l’aimait. Il écouta le serpent, prit les choses dans ses propres mains, essaya de s’élever pour améliorer sa situation et de devenir « plus comme Dieu ». Voilà l’essence du péché: la méfiance. Adam mit sa confiance dans ses propres capacités et non pas en Dieu et son amour.

Après être tombé dans le péché, Adam se retira de Dieu encore une fois. Il y en a qui proclament que Dieu est si saint qu’Il ne peut voir le péché. Ceci est directement faux - un mensonge. Dieu, rempli de grâce, s’approcha immédiatement d’ Adam qui avait péché. Dieu ne se retira pas. Mais Adam se retira de Dieu.

Deux chapitres plus loin, dans le livre de la Genèse, Dieu vint à la rencontre de Caïn et le protégea après que ce dernier avait tué Abel. Et à nouveau, c’est Caïn qui se retira de la présence de Dieu, et non pas le contraire, parce que Dieu n’a jamais tourné Son dos à un pécheur – Dieu est l’ami des pécheurs.

A la fin, et inévitablement, les choses tournèrent au pire pour le fils prodigue, parce que le salaire du péché est toujours la mort. Il se trouva affamé, parmi les porcs – la pire des choses qui puisse arriver à un juif. Quand il cria «  je ne suis plus digne d’être appelé ton fils », il ne cria pas des mots de repentence. C’était un état de fait. Le fils savait exactement les coutumes et moeurs de son temps – le village le considérait comme indigne et ne pouvait plus l’accepter comme membre du village. Et son père ne pouvait plus l’accueillir comme son fils par ce que ce dernier l’avait déshonoré devant tout le village. Les habitants du village étaient prêts à cracher sur le fils et à exiger sa pénitence. Selon la coutume, les devoirs des villageois et les devoirs du père étaient de le tenir responsable de ses actes.

Pour le fils prodigue, le péché était une affaire de mauvaise conduite, et maintenant il voulait corriger son comportement.  Il dit : « Laisse-moi devenir un de tes serviteurs ». Remarquez: il ne voulait pas devenir proche de son père. Non, le même péché qui le chassa loin de son père le garda à une bonne distance de son père. Le fils prit encore la situation entre ses mains, il voulut payer son dû, travailler comme un serviteur, vivre parmi les serviteurs, et lentement redresser le mal et la faute qu’il avait faite – un pas à la fois. De cette manière, il se justifie encore toujours lui-même et est prêt à mettre de l’ordre dans ses fautes en essayant à vivre autrement maintenant.

« Il revint à lui-même ». Mais cela n’est pas la même chose que le salut, parce que la repentance n’arrive pas quand nous revenons à nous-mêmes. Le salut arrive quand nous revenons au Père ; vers Son amour. Le père vit le péché pour ce qu’il était réellement – une rupture de relation, une relation brisée. Le fils avait rompu la relation et s’était retiré de la maison du père pour trouver un autre but dans la vie.

Une relation rétablie et restituée
Si ‘pécher’ est compris comme transgresser les règles de conduite et les commandements, la vie chrétienne consiste à garder ces commandements. Au contraire, si pécher est compris comme rupture de relation avec Dieu, la vie chrétienne consiste en la restitution de la relation avec Dieu, une nouvelle vie dans le Christ.

Si notre religion est faite de régles de conduite, notre Dieu sera un juge qui décide qui arrive le mieux à suivre ces règles, qui aura la seconde place, la troisième, et qui est complètement disqualifié.

Le péché est quelque chose de plus profond – une rupture de relation entre Dieu et le peuple. Jésus est venu pour sauver le monde, pour remettre toute personne dans la relation d’amour du Père. Qu’arrive-t-il alors avec les péchés dans la vie des hommes ? Les efforts humains pour garder les commandements ne conduisent qu’à l’hypocrisie. La victoire sur le péché, la vraie sainteté et la sanctification véritable sont le résultat d’une vie en relation avec Dieu qui nous a toujours aimé.

Le péché ne peut jamais arrêté le courant ou flux de grâce de Dieu – c’est la grâce de Dieu qui arrête le péché et qui apporte la vraie sainteté.

 

Par: Peter Youngren

As founder of World Impact Ministries, Celebration Bible College, Way of Peace and the Celebration Churches in Toronto, Hamilton and Niagara, Canada, Peter is committed to equipping believers to fulfill their purpose before the return of Jesus Christ.

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